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Délocalisation du groupe sectoriel national « services à la personne à domicile » en DIRECCTE Grand Est

| Publié le 6 octobre 2017
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Un retour riche d’expérience des prestataires de service du territoire

Les 21 et 22 septembre derniers le chef du Pôle 3E, M. Frédéric CHOBLET, a accueilli à Strasbourg le groupe sectoriel (GS) « services à la personne à domicile » exceptionnellement délocalisé à la DIRECCTE Grand Est. Outre les représentants de la Direction Générale des Entreprises (Mission des Services à la Personne) chargés de son animation, ce GS a réuni une représentante de la Délégation Générale à la Formation Professionnelle, 11 DIRECCTE et 2 DIECCTE, et le directeur adjoint de la Maison de l’Autonomie du Conseil départemental du Bas-Rhin.
Cette rencontre a été l’occasion de créer un temps d’échange direct entre les membres du GS et des prestataires locaux de services à la personne sélectionnés par la DIRECCTE pour leur représentativité et leurs bonnes pratiques.
Ainsi, M. Jean CARAMAZANA, directeur général de l’ABRAPA (association de plus de 3000 salariés, implantée dans le Bas-Rhin), M. Vincent CHAULET, directeur opérationnel de la société AZAÉ (7000 collaborateurs intervenant dans tous les départements de France et développant son activité en Belgique et en Allemagne), M. Mohamed FARESS, gérant fondateur de l’entreprise TÉNOR (petite entreprise familiale de 50 salariés, implantée au cœur d’une zone franche urbaine) et enfin, Mme Cathy MATHIS, gérante de SOLUTIA Colmar (entreprise franchisée comptant une quarantaine de collaborateurs ) ont pu donner leurs points de vue opérationnels sur des thématiques cruciales pour la structuration et la professionnalisation de cette filière.
A la question relative à l’impact du contrat de filière, signé en février 2017 et bâti autour de 3 axes majeurs (la fiscalité, l’attractivité et l’emploi, et la qualité de l’offre) sur le développement de leur structure et du marché, les chefs d’entreprise ont répondu de façon homogène et cohérente :
- les mesures fiscales de soutien, comme récemment l’extension du crédit d’impôt, constituent un véritable levier au développement en permettant à de nouveaux clients d’accéder aux services ; un nouveau pas en avant pourrait encore être réalisé par la mise en place d’un système évitant aux clients de faire l’avance de trésorerie ;
- la question de l’attractivité du secteur et des métiers est identifiée comme un enjeu crucial. Les difficultés de recrutement déjà récurrentes s’accentuent, notamment sous l’effet de l’augmentation des risques professionnels (accidents du travail et inaptitudes médicales) ; les réponses actuelles à ces difficultés semblent insuffisamment opérantes pour faire face aux besoins en nouveaux recrutements (une étude de l’INSEE évalue à 45400 les emplois à créer à l’horizon 2020 dans le Grand Est). Une demande en faveur d’une grande campagne nationale de communication valorisant la filière et ses différents métiers a été largement plébiscitée ;
- la nécessaire exigence de qualité des services, renforcée par la récente loi d’adaptation de la société au vieillissement, passe à la fois par une simplification des outils de certification, jugés actuellement trop nombreux et chronophages et ayant peu d’impact sur les critères de choix des clients, mais également par une augmentation des marges bénéficiaires afin de pouvoir investir dans l’outil de production, à savoir l’organisation du travail et les ressources humaines. Les investissements que nécessiteraient de nouveaux outils numériques et un usage optimisé de ceux-ci, bien qu’identifiés comme un axe de progrès, semblent pour la plupart des opérateurs hors de portée de leurs budgets.

Les échanges riches et de qualité ont permis de mettre en évidence que les difficultés et les attentes des prestataires de services se rejoignent et qu’une approche plus collective, sous forme par exemple de groupements d’employeurs pour les prestataires de services ou d’un comité de pilotage régional réunissant les principaux acteurs de la filière, serait de nature à favoriser les échanges de bonnes pratiques et la mise en place d’actions ciblées et de plus grande envergure.

De façon globale, les participants de ce groupe sectoriel ont souligné l’intérêt de réunir et de faire travailler ensemble les principaux acteurs de la filière tant sur le plan national que sur le plan territorial en coordonnant leurs actions et en favorisant les échanges de bonnes pratiques.

Signature du contrat de filière "services à la personne"
à Bercy le 23 février 2017 par M. Christophe SIRUGUE, Secrétaire d’État à l’Industrie, Mme Pascale BOISTARD, Secrétaire d’État chargée des personnes âgées et de l’autonomie, Mme Ségolène NEUVILLE, Secrétaire d’État chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion en présence de la préfiguratrice, Madame Dominique LERY.
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